d'après SCALA
le service rédemptoriste d'information de Rome

RÉDEMPTORISTES DU MONDE

 
 
 

 

 
 

 
 

 

 
 
 
 

LES SUPÉRIEURS DES (VICE) PROVINCES DE CEBU & MANILLE FONT APPEL À TOUS LES CONFRÈRES RÉDEMPTORISTES DU MONDE ENTIER

Chers Confrères,

Vous avez certainement pris connaissance du désastre que le super typhon Haiyan (Code local Yolanda) a causé en touchant la terre dans les parties centrales et sud des Philippines, vendredi dernier, le 8 novembre 2013. La destruction est massive et les conséquences, tragiques pour des millions de Filipinos. Les données justes de l'étendue de la destruction des propriétés et les pertes de vies, sont encore imprécises. Mais les données initiales de la Croix Rouge et du Conseil National des risques et de leur gérance, indiquent des proportions extrêmes. L'endroit le plus touché est la ville de Tacloban, Visayas Centrales, où on estime à 10,000 les morts alors que la tempête arrivait avec des vagues équivalentes à trois étages de haut dans une partie hautement habitées du centre urbain. Pour les autres parties, on calcule : Samar-Est, 300, Cebu, 40, Iloilo, 10, et quelques autres dans les Provinces de Quezon, Batangas, Camarines Nord, Zamboanga, Surigao Sud, Masbate, Aklan et Capiz. En effet, Haiyan a affecté une très grande partie du pays. Le jour suivant le typhon, les corps étaient ici et là dans les rues des villes de Tacloan, une ville dont la population était de plus de 200,000.

Une aide massive du gouvernement débutait immédiatement, mais leurs efforts furent réduits à cause du manque d'électricité, de transport, et de facilité de communication ainsi que la destruction des terminaux aéroportuaires, de navigation et des autocars. Étant due la limite des réserves en nourriture dans les parties les plus touchées, en dedans d'une journée, les gens cherchaient désespérément la nourriture et l'eau potable. Les médicaments dans les quelques hôpitaux, se firent rares rapidement. D'autres pays et des agences d'aide internationales sont venues au secours des lieux les plus affectés, mais même cette assistance pour suppléer à ce que l'État ne pouvait fournir, les besoins sont immenses tant en nourriture, médicaments, vêtements et autres besoins immédiats, qui sont requis désespérément. Nous avons une communauté dans la ville de Tacloban avec paroisse, et des sanctuaires à Notre-Dame du Perpétuel Secours. Pendant deux jours, les communications ont été interrompues avec nos confrères de là-bas. Seulement au troisième jour, avons-nous pu savoir qu'ils étaient saufs ainsi que leur personnel. Nous remercions le Seigneur pour cela tout comme nous sommes peinés pour les familles qui ont perdu des leurs. Plus de 2,000 personnes qui vivent autour de nos emplacements ont été évacuées et vivent soit sur nos propriétés et ont un urgent besoin de nourriture, d'eau et de médicaments. En dehors de Tacloban, les autres communautés rédemptoristes furent épargnées. Ce qui permet à notre réseau de communautés rédemptoristes de par tout le pays, de se mobiliser en offrant quelque support imaginable nécessaire au début pour Tacloban et le reste des parties affectées.

Dans l'esprit de notre sens de la compassion alphonsienne pour les plus abandonnés –et dans le contexte des Philippines maintenant, ce sont les victimes de ce typhon- particulièrement ceux qui ne peuvent être rejoints facilement par les services de l'État et de l'aide de la société civile- nous faisons appel à votre sentiment de solidarité envers le peuple philippin qui, non seulement a besoin de secours immédiatement, mais aussi de l'aide pour aider en réhabilitation (des milliers de maisons sont à reconstruire dans un futur immédiat; la guérison des traumatismes et des tensions subies, devront recevoir les soins appropriés, et autres formes d'assistance).Lorsque vous faites parvenir des dons en argent, la meilleure façon de faire pour le moment, est de les faire parvenir au compte bancaire de la Banque des IlesPhilippines (BPI), à l'adresse suivante : Business Park Branch, Cebu City, No. 2931-0026-54. Nom du compte : Redemptorist Province.

Nous vous remercions très sincèrement de votre support généreux. Que Dieu vous bénisse!

P. Cruzito Manding, C.Ss.R
Provincial,
Province de Cebu

P. Ariel Lubi, C.Ss.R
Vice-Provincial
Vice-province de Manille

 
 

Les Martyrs Rédemptoristes de Cuenca

Au cours de la première moitié du mois dernier, Père Général, Michael Brehl, le Postulateur Général, Père Antonio Marrazzo, les membres de la Curie Générale, les confrères de la Province de Madrid et autres confrères de différentes unités de la Congrégation, participèrent à la célébration de Tarragona, Région de Catalogne, Espagne, où 522 martyrs furent béatifiés. Ce fut le plus grand événement de ce type dans l'Église, à cause du grand nombre qui furent béatifiés. La cérémonie fut présidée par le Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, et représentant du Pape, Cardinal Angelo Amato. Environ trente mille personnes participèrent à la célébration. Parmi les martyrs, il y avait six Rédemptoristes de Cuenca. Le Vice-postulateur de la Cause des Saints fut le Père Antonio Quesada.

Un message vidéo du Pape François fut présenté à l'ouverture de la rencontre. Son message fut clair et direct : «Qui sont les martyrs? Ce sont des Chrétiens gagnés au Christ, disciples qui ont bien compris le sens de ‘l'extrême amour' qui conduisit Jésus à la croix. L'amour n'existe pas pour capituler, l'amour au ‘pourcentage'. L'amour est total, et quand on aime, c'est jusqu'à la fin. Sur la croix, Jésus expérimenta le poids de la mort, le poids du péché, pourtant il avait pleine confiance en son Père, et il pardonna. Il ne se contenta pas de simples paroles, mais donna sa vie. Le Christ nous précède en amour; les martyrs l'imitèrent dans l'amour jusqu'à la fin.»En Espagne, les quotidiens principaux ont des profils idéologiques bien définis. «El País» navigue entre la gauche et l'extrême gauche. Le jour de la béatification, en première page, le quotidien soulignait que ni le Pape ni le Cardinal Amato firent référence à la dictature du Général Francisco Franco, qui fut à la tête du pays pendant des décennies, et qui supporta l'Église. Ce journal rappelait : «La plateforme de la Commission pour la Vérité qui regroupe plus de 100 associations de souvenir historique, indiquait que cet acte comportait une demande de pardon par les victimes de la dictature, rappelant que l'Église avait supporté le groupe vainqueur.» Le journal couvrait un acte de protestation qui avait lieu à Tarragona au même moment qu'avait lieu la béatification des 665 personnes qui furent fusillées dans cette seule ville par le gouvernement Franco

Le journal «ABC», qui, selon ce qu'un confrère me disait, est situé entre le centre et la droite, mais souligne plus fortement les positions du centre. Le quotidien couvrait, sur d'autres pages, l'événement et dit clairement : «La pureté de leur sacrifice n'avait rien à voir avec le ressentiment de personnes qui ont l'amour comme premier commandement. Non plus que l'Église soit à la recherche de ceux qui furent responsables de la mort des 522 nouveaux béatifiés. Il n'y avait aucun drapeau ni bannières, seulement des prières. Le pardon est de l'essence de la Chrétienté, rappelait Amato, afin d'affirmer le sens du martyre, présenté comme un geste conciliatoire de l'Église persécutée au siècle dernier par le totalitarisme, et assiégée aujourd'hui par différentes variétés de fondamentalisme.» Jamais ne se trouve-t-il qu'un seul sens à un geste humain. Il y en a plusieurs. Et, lorsqu'il est question de l'histoire récente de l'Espagne, il est même difficile d'en parler. Tout est très complexe et chaque interprétation court le risque d'être partiale ou dangereusement superficielle. À la lecture des biographies des six Rédemptoristes martyrs, dans ce groupe de plus de cinq cent béatifiés, cependant, on note que c'étaient des personnes qui avaient donné leurs vies afin d'affirmer la raison qui est à la base de toute l'existence de chacun : la foi. Père Michael Brehl, Supérieur Général des Rédemptoristes, au cours d'une célébration de gratitude à Madrid, disait que le martyre ne peut être compris simplement comme une réalité de la vie, manifestée en une journée seulement, en un moment, mais comporte l'expression d'une vie confiante, «chaque jour en disciple du Christ.»Et le Pape François, en terminant son message au début de la célébration, affirmait que le sens fondamental qu'une personne peut recevoir à l'occasion d'une béatification ou dans la vie chrétienne de chaque jour : «Il est toujours nécessaire de mourir un peu afin de sortir de soi-même, loin de notre égoïsme, de notre bien-être, de notre paresse, de nos peines, pour nous ouvrir à Dieu, aux autres, spécialement ceux qui sont le plus dans le besoin.»

 
 

Action de grâce à l'occasion de la Béatification

Familiarité, simplicité et grande joie débordaient chez les fidèles rassemblés près de l'autel de la chapelle du Saint Sacrement à l'église du Perpétuel Secours de Madrid, Espagne, pour célébrer l'action de grâce de la béatification des martyrs de Cuenca. La célébration eut lieu le jour suivant la cérémonie de Taragona, le 14 octobre. Père Michael Brehl, Supérieur Général, présidait la cérémonie accompagné de Mgr. Noel Londoño, évêque de Jericó, Colombie, et le Supérieur Provincial de Madrid, Pedro López près de lui. Le Postulateur Général Antonio Marrazzo et le Vice-Postulateur de la cause, Père Antonio Quesada, étaient présents et reçurent le témoignage de remerciement du Père Général. D'autres confrères de diverses parties du monde, étudiants et laïques, participèrent aussi à la célébration pour remercier Dieu de la fête rédemptoriste des nouveaux confrères béatifiés de la Congrégation. «J'aime bien les paroles de saint Paul : ‘La Parole de Dieu n'est jamais enchainée' (…) Aussi quand ces martyrs étaient en prison, ils la proclamaient au monde libre tout entier. Nous devons faire de même dans une société tellement différente, dans une réalité tout autre. Nous pouvons le faire dans nos vies, en appelant chacun à observer la volonté de Dieu, assurés que nous sommes de la Rédemption abondante», c'est ce qu'affirmait le Père Général dans son homélie.

Le martyre ne peut être entendu simplement comme une réalité de la vie qui apparaît soudainement en une journée, un moment, mais résulte comme l'expression vécue dans une confiance sûre de soi-même, «chaque jour en disciple du Christ», déclarait le Père Général. Parmi les six martyrs béatifiés, cinq furent sacrifiés ensemble immédiatement, mais l'un d'entre eux choisit une voie différente pour son martyre. «Pedro Romero Espejo», dit le Père Général, «donna sa vie progressivement pendant douze ans». En fait, il refusait l'aide d'amis et de familles qui voulaient le protéger, afin de ne pas les exposer au danger, pendant la persécution. Il continua à s'exposer lui-même au danger pendant plusieurs années; il secourait tous ceux qui avaient recours à son aide. Selon les détails reçus de la Province de Madrid, Pedro fut arrêté et mourut en prison en 1938. Les divers exemples de ces martyrs renouvellent l'engagement des Rédemptoristes à être des témoins de la foi, «accompagnés par ces martyrs, qui sont leurs frères». En conclusion de son homélie, Père Général souligna l'importance de la béatification de ces martyrs de Cuenca pendant l'Année de la promotion de la Vocation missionnaire rédemptoriste –qui n'est pas la propriété exclusive des missionnaires, mais de tous : «une vocation de vivre, de proclamer et de partager la rédemption abondante de Jésus Christ, qui est l'amour de Dieu pour toutes et chacune des personnes individuelles». Et le témoignage de cet amour, dans des circonstances très difficiles, est un effort qui, d'une façon ou d'une autre, peut être considéré comme le martyre.

Le Père Général concluait son message en lisant les paroles suivantes d'un des martyrs, le Frère Victoriano Calvo Lozano : «Les hommes ne peuvent rien nous faire qui ne serve Dieu et accomplisse les plans mystérieux de Dieu, même lorsqu'ils se lèvent en masse contre nous. Notre devoir est de dépasser la peur, et de nous abandonner complètement à la Divine Providence, nous abandonner à la volonté de Dieu. Que peut-il arriver? Rien de plus que ce que Dieu veut, et ce que Dieu veut, est notre sanctification; et pour y parvenir, Dieu se sert de toutes les manières et moyens qui nous semblent les plus inappropriés et contraires. Mais, il n'importe pas. La sagesse de Dieu et sa toute-puissance sont infinies».

 
 

NOUVELLES DES PROVINCES

 
 

Canberra
Justice sociale et journalistes catholiques

L'Association de la Presse catholique d'Australie, en septembre, accueillait P. Bruce Duncan, C.Ss.R., à leur conférence annuelle des médias. Il était invité à prononcer une courte réflexion sur la pertinence de l'histoire de la Chrétienté.L'Association de la Presse catholique d'Australie, en septembre, accueillait P. Bruce Duncan, C.Ss.R., à leur conférence annuelle des médias. Il était invité à prononcer une courte réflexion sur la pertinence de l'histoire de la Chrétienté. Le Père Duncan insista pour que les 75 représentants des médias catholiques présentent l'histoire basée sur l'intense amour de Dieu, l'identification des personnes en détresse, ou, simplement, en utilisant le mot-code «les pauvres». Le Père Duncan affirme que cela correspond à la tradition catholique très authentique telle que soulignée par le Pape François. Au cours de son travail de recherche au sujet du projet ‘Les jeunes, la foi & la justice sociale', le Père Duncan se rendit compte du souci des Évangiles au sujet de faire face aux exigences sociales contemporaines, comme choix très engageant pour les jeunes, souci qui les conduit au cœur du message chrétien. Jésus suit de près l'exemple des prophètes d'Israël dans son récit du Dernier Jugement en Matthieu 25 : «Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé …nu …prisonnier…?»; Dieu répond que chaque fois que vous avez vu quelqu'un en détresse, c'était Dieu lui-même que vous avez rencontré. « …En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. J'ai eu faim et soif et vous m'avez donné à boire, j'étais un étranger et vous m'avez invité, j'étais nu et vous m'avez habillé, j'étais malade et vous vous êtes occupé de moi, j'étais en prison et vous m'avez visité.» (Mat. 25 34:36). En effet, comme le Prophète Amos insistait (5: 21, 24), Dieu rejette vivement les étalages de piété ou d'adoration qui négligent le souci des pauvres et des désespérés : «Je hais, je méprise vos festivals, et je ne suis pas heureux de vos assemblés solennelles… mais que la justice coule comme les eaux, et la droiture comme un ruisseau qui déborde.»  Dans son livre récent, ‘ La justice sociale : Une vie mieux remplie et un monde plus juste ' (Garratt Publishing), P. Duncan présente des jolies images qui montrent comment des héros catholiques ont vécu ce message en pratique : Frédérique Ozanam, l'Archevêque Helder Camara, l'économiste Barbara Ward, l'Archevêque Romero, Rosemarie Goldie, Mum Shirl et Joseph Cardijn.

 
 

 

 
 

Région du Zimbabwe
Rédemptoristes –Rapport de Namibie
William Guri


Je fus présent à l'atelier de travail «Transformative Masculinities (Masculinité en transformation), atelier qui eut lieu à Windhoek, Namibie, du 7 au 11 octobre 2013. Cet atelier est organisé sous l'initiative VIH\SIDA, Afrique (EHAIA). L'EHAIA est situé à Harare, Zimbawe, et est un organisme du Conseil Mondial des Églises. L'Atelier de cette année était composé des délégués de Namibie, Angola, Afrique du Sud, Lésotho, Zambie, Kenya et Zimbabwe. Je fus invité par le Coordonnateur d'EHAIA, Dr. Sue Perry de notre paroisse de Saint Gérard, afin de donner une présentation au sujet de la psychologie de la spiritualité du sexe masculin (…) l'atelier de la masculinité en transformation (TM) prit son origine dans la constatation, en général, que l'homme était laissé en dehors de plusieurs initiatives combattant le VIH\SIDA. En plus d'être laissé pour compte, l'homme est perçu et blâmé comme un obstacle au combat contre le VIH\SIDA. La façon selon laquelle l'homme vit sa masculinité est considérée comme problématique. Des masculinités dangereuses furent identifiées, vues comme phénomène prévalent, et reconnues comme ayant un impact négatif sur le travail de lutte contre le VIH\SIDA. En conséquence, donc, il est considéré qu'il faut transformer ces masculinités dangereuses en des manières plus positives de vivre. C'est ainsi que prit naissance le concept de masculinités en transformation.Dans le contexte de l' VIH\SIDA, des masculinités dangereuses reposent sur des croyances, des pratiques et des habitudes, que des hommes ont, ce qui accroît leur susceptibilité et leur vulnérabilité à cette maladie. Quelques fois, ces attitudes ont des racines profondes dans des systèmes religieux, culturels et politiques. Cela peut remonter à des temps éloignés dans le passé, où des pratiques vénérées auxquelles les hommes s'accrochent comme à une façon d'établir leur identité masculine. Comme ces idées exposent et accroissent la vulnérabilité des hommes à l'VIH\SIDA, elles constituent un danger pour la masculinité.

TM questionne les concepts ‘d'être homme' qui sont pris pour acquis dans l'église et la société, et les attaque à cause de leur rôle dans la prolifération du fléau de l'HIV\AIDS. TM croit et espère que les hommes peuvent faire les ajustements nécessaires dans leur concept ‘d'être homme', mâle, dans la société, de telle sorte qu'ils en soient préservés et que les femmes et les enfants soient protégés. TM s'implique, dans un dialogue positif et créateur, avec des hommes de diverses formations dans un effort pour les orienter vers une masculinité transformée. (…) J'ai bénéficié moi-même de l'atelier TM. Je suis heureux de ne pas avoir choisi d'y être présent seulement le jour de mon exposé. J'ai pu être présent pendant tout le déroulement de l'atelier. Ma façon personnelle de me comprendre en tant qu'homme fut enrichie par ces moments de réflexion au sujet de la réalité de l'homme dans le contexte de l' HIV\AIDS et d'autres maux de la société tels que le GBV. En tant que Rédemptoriste, la masculinité en transformation devient pour moi une masculinité ‘rédemptrice'. J'y vois notre rédemption en transformant nos masculinités. Dans le royaume de Dieu, les hommes sont appelés à abandonner les traits masculins qui sont mauvais, pour embrasser une nouvelle forme d'humanité, transformée, rachetée. (…) Le présentateur de la Culture Namibienne et la masculinité, concluait avec cette exhortation : « Il ne suffit pas d'être des hommes; nous devrions être humains ». L'atelier TM cherche à élever le niveau de conscience chez les hommes d'Afrique du Sud, quant à leur rôle à prendre une part positive dans la lutte contre l'HIV\AIDS. TM considère l'homme comme partenaire important qui à compléter l'important travail que le mouvement des femmes a déjà accompli en combattant la maladie et la pauvreté dans cette région. Il ne suffit pas pour nous, les hommes, de nous réfugier dans notre zone de confort en tant qu'hommes, mais nous devons nous aventurer et avancer avec les femmes et les enfants, vers une humanité meilleure.

Présentation de William Guri.

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COLOMBIE
Du nouveau : Prédication des Missions paroissiales, Province de Bogotá

Padre Jorge Gómes Ruenda, Provincial de Bogotá, lors d'une visite à Rome, fit une entrevue au Service des Communications de la Congrégation. Il précisa le travail des Rédemptoristes de Colombie et les différents styles de prédication missionnaire. Cette activité a comme objectif pastoral premier de créer une communauté ecclésiale. Ce sont des missions qui demandent une méthode et une longueur de temps qui diffèrent de la méthode traditionnelle. «Nous pensons maintenir notre charisme et notre identité, il est fondamental de renforcer les saisons missionnaires», affirme le Provincial. C'est un type de présence pastorale différente non seulement du modèle paroissial, mais aussi des modèles traditionnels des missions paroissiales populaires. Cet effort missionnaire entreprend un territoire pastoral où les missionnaires mettent en pratique un projet spécifique de travail; ils demeurent en place jusqu'à soient implantés les structures ecclésiastiques nécessaires. Une fois ce travail accompli, les Rédemptoristes vont ailleurs où se trouvent des urgences plus importantes. Le Père Jorge Gómes explique : «Notre Province se distingue par ce type de travail qui nous fait vivre une profonde solidarité avec les églises locales. Pour une durée de 4 à 8 ans, nous faisons tout le processus de la pré-mission et de la post-mission dans des endroits particuliers des diocèses afin de renforcer les communautés au niveau de l'organisation, surtout en évangélisation, de telle sorte que nous pouvons les retourner aux évêques». Cette nouvelle approche et les missions populaires traditionnelles, ont été revitalisées dans cette unité de la Congrégation, selon le Provincial. Les confrères Colombiens, enrichis par ce type de présence rédemptoriste, sont aussi intéressés à promouvoir une Année de promotion de la Vocation Missionnaire.

«Nous avons trois personnes qui sont responsables du travail vocationnel et de sa promotion. Ensemble, avec les directeurs de formation, ils travaillent avec le Conseil Provincial», explique-t-il. «Nous suivons les indications reçues du Gouvernement Général. Selon ces orientations, nous aurons une messe qui sera transmise par TV pour marquer le début de l'Année des vocations, et nous ferons de même en conclusion de la période. Au cours de l'année, nous avons déjà programmé une série d'activités au sein des communautés, de telle sorte que les confrères auront accès au matériel de réflexion et de prière. Nous présentons aussi des semaines vocationnelles, des campagnes et autres expositions. De cette façon, nous espérons que notre Année des vocations aura un impact significatif sur notre province et pour les gens de nos communautés», ajoute-t-il.Le Provincial mentionnait aussi la place de travail des Rédemptoristes la plus connue en Colombie : le sanctuaire de la Basilique de Notre Seigneur des miracles, à Buga. Il affirme : «C'est une grande bénédiction, non seulement pour nous Rédemptoristes, mais aussi pour les fidèles qui participent à ce mouvement qui engendre la foi et la vie». Une équipe de Rédemptoristes travaille explicitement et avec dévouement à l'évangélisation en ce sanctuaire. «Nous voulons offrir une attention particulière aux pèlerins, principalement à la célébration de l'Eucharistie et du sacrement de la Réconciliation. Cependant, nous sommes conscients que nous devons utiliser les moyens modernes de communication afin d'étendre le travail d'évangélisation du sanctuaire. Pour cette raison, nous utilisons continuellement et de bonne façon, les espaces radio et TV».Père Jorge Gómes se résume : «Avec le travail de fondation du la Maison des Pèlerins qui reçoit nos visiteurs, l'action pastorale de la Basilique pour l'évangélisation et le travail social, nous obtenons de très bons résultats, non seulement pour les gens de Buga, mais aussi pour tous ceux qui sont attirés par l'image, et ils sont aussi intéressés à promouvoir l'Année des Vocations missionnaires. «Voilà un travail très enrichissant. C'est ainsi que les gens de Colombie connaissent les Rédemptoristes par ce travail. Ils sont bien conscients que nous sommes responsables de ce travail d'évangélisation».

 
 

BRÉSIL
Fête de saint Gérard Majella, Curvelo, Minas Gerais

Ils arrivent, gens simples, mais forts dans leur foi. Ils amènent avec eux leur reconnaissance pour les grâces et les bénédictions déjà reçues, et leurs espoirs d'en recevoir de nouvelles. Pèlerins qui désirent prier, à l'exemple de la sainteté de leur intercesseur, avec le désir de répandre l'amour du Christ. Ce sont des témoins sincères, rapportant les histoires les plus diverses, mais à la recherche de la même personne : saint Gérard. La dernière journée du Triduum en l'honneur de saint Gérard, le 20 octobre, ne pouvait pas être différente. La place était remplie sous un soleil de plomb, des milliers de fidèles venus de tant de villes et villages divers, tous unis dans la ville de Curvelo, État de Minas Gerais, Brésil. Ils viennent pour prier et féliciter ce saint Frère Rédemptoriste. Prie pour nous, saint Gérard!

Il faisait encore nuit à 5 heures le matin, la première messe était célébrée devant une foule de fidèles qui s'étaient entassés sur la grande place! Père Mauro Carvalhais de Oliveira leur adressa ces paroles, ces gens qui arrivaient qui portaient leurs difficultés et cherchaient saint Gérard et ses solutions et son aide : «Il y a des moments où seule une foi raffermie en Jésus peut aider à porter la souffrance. Peu importe de quoi il s'agit, demeurez dans la foi en Jésus, profitez de la vie que Dieu vous donne afin de pratiquer le bien. Ayez la foi, mettez-la en pratique et soyez engagés. Saint Gérard disait : ‘Rien ne peut me séparer de Jésus Christ'». Pour faire suite, plusieurs Eucharisties furent célébrées au cours des heures. Père Flávio Leonardo toucha les cœurs des fidèles quand il prit la parole à la fin de la fête, leur disant que les personnes venues à la fête, au retour à la maison, devaient être de meilleures personnes, ayant une foi renouvelée et la volonté de pratiquer la charité, en aimant le prochain, inspirées par l'exemple de saint Gérard. Pendant toute la journée de la fête, Père Anderson Tregvenzoli animait les célébrations et soulevait, chez les dévots, les sentiments de joie et de gratitude. Les pèlerins s'exprimaient librement au sujet des grâces et des bénédictions qu'ils avaient reçues par l'intercession de saint Gérard. Il y eut des témoignages touchant de vies difficiles et de cas sans solutions, mais par la grâce de Dieu et l'intercession du saint Rédemptoriste, des miracles se produisent. «Ma fille était affligée d'une maladie incurable. Je fis une promesse à saint Gérard et il m'écoutée. Aujourd'hui, elle est bien vivante, forte et en santé; elle travaille», disait Mme Maria Ferreira da Silva, 69 ans, de la ville de Divinópolis, à Minas Gerais. Pour le Recteur de la Basilique, P. Paulo Roberto Gonçalves, une inspiration gérardienne et une prière, peuvent clarifier ces chemins traversant des situations difficiles : «Saint Gérard nous aide à porter nos croix».

Le Père Provincial, P. Vicente Ferreira, terminait les réflexions de la journée en demandant aux fidèles de persévérer dans leurs efforts : « Assurez-vous de demeurer fermement sous la protection des ailes de l'amour de Dieu. Autrement, nous sommes perdus. Là où se trouve une goutte d'espérance, là aussi est la sainteté». À la suite de la dernière messe, une grande foule partit en procession à travers les rues de Curvelo, partant de devant la Basilique jusqu'à l'École Publique Bolivar de Freitas, pour retourner à la place de l'église. Là, devant le dais qui portait la statue du saint, les fidèles reçurent une bénédiction spéciale, à l'aide de la relique de saint Gérard, et par la suite, ce fut la distribution des petits pains de saint Gérard. Parmi le grand nombre de personnes présentes, il y avait Mme Maria de Faria Costa, 73 ans, laquelle depuis 15 ans, a fait le parcours de 15 heures en autocar venant de Bambui pour assister au jour de fête et participer au pèlerinage. Selon elle, c'est une chose utile, à cause de sa grande reconnaissance envers le saint : «J'ai obtenu plusieurs faveurs. Je fus soumise à 9 chirurgies et saint Gérard m'a sauvée». En lui demandant pourquoi elle avait cette dévotion envers saint Gérard, elle répond vivement : «Je l'ai choisi parce qu'il a souffert beaucoup, tout comme moi».

 
 

Brésil
L'expérience d'être un Évêque Rédemptoriste

Une entrevue avec Monseigneur Darci Nicioli, évêque auxiliaire d'Aparecida, Brésil, nommé par le Pape Benoît le 14 novembre 2012. Il choisit comme thème : «Que votre lumière brille!»

Comment avez-vous vécu les premiers mois de votre épiscopat?

J'ai eu le privilège de demeurer comme évêque dans une église locale où j'étais déjà présent. La première fois que je fus à Aparecida, j'avais 13 ans. C'était une ville où j'avais vécu pendant plusieurs années de ma vie. Il est vrai que, après mon ordination, je fus transféré en d'autres lieux, d'autres missions, même en dehors de mon pays; mais la plus grande partie de mon ministère sacerdotal fut à Aparecida, au service de l'Église du Brésil, dans cette église, au titre de missionnaire rédemptoriste. Bien entendu, c'est différent maintenant à titre d'évêque, parce que les attentes du peuple et des confrères sont différentes. Un nouvel aspect qui me frappe et auquel je porte attention, c'est de vivre seul. Voilà une expérience vécue nouvelle. À la suite d'une journée de travail, par exemple, il y avait autrefois, une vie de communauté. Maintenant, je retourne à la maison et je suis seul. J'y ai trouvé un nouveau temps de prière.

Qu'est-ce que vous pouvez dire au sujet de la mission d'un évêque auxiliaire?

Comme vous pouvez le comprendre, je suis l'évêque titulaire de Fico, à Alger. C'est une coutume de l'Église, dans le cas d'un évêque qui n'a pas d'Église à gouverner directement, de lui attribuer une Église particulière qui n'est plus en fonction maintenant. Concrètement, je suis ici, à côté du Cardinal Archevêque d'Aparecida, Monseigneur Damasceno, et je fais ce qu'il me demande. Je suis son évêque auxiliaire. Et, comme il est Président de la Conférence nationale des Évêques du Brésil, et, de plus, il répond à de nombreux engagements en dehors de l'Archidiocèse; je peux donc l'aider beaucoup. Monseigneur Damasceno, selon le Droit Canonique, m'a nommé son Vicaire Général. Voilà une autre leçon à apprendre. Il m'enseigne beaucoup de choses.

Comment pouvez-vous continuer à être un Rédemptoriste après avoir été nommé Évêque?

Il est évident, selon le Droit Canonique, que je ne suis plus un Rédemptoriste, parce que je n'ai plus de voix active ou passive dans les affaires de la Congrégation. Mais je ne cesse pas d'être Rédemptoriste, parce que cela fait partie de mon moi. Cela demeure en moi. Mais je me considère comme un évêque rédemptoriste, qu'il n'y ait aucun doute en cela. J'ai aussi un autre privilège spécial : j'ai une chaire merveilleuse qui est le sanctuaire de Notre-Dame d'Aparecida. Nous Rédemptoristes, avons comme mission la prédication explicite de la Parole de Dieu. Je m'efforce de ne jamais refuser une occasion de prêcher, que ce soit l'homélie du dimanche, une retraite, une neuvaine, un jour de fête particulier, etc. Je suis toujours préparé et disponible parce que j'y comprends une occasion et une manière d'être un Rédemptoriste. Voilà pourquoi, en tant qu'évêque, je continue à annoncer la parole de Dieu de manière de faire alphonsienne : annoncer Jésus Christ, le Dieu de bonté, le Dieu partenaire de chaque personne dans son histoire personnelle. Voilà ce que je fais en tant qu'évêque rédemptoriste. De plus, saint Alphonse eut une grande dévotion à Notre Dame. C'est un autre privilège pour moi : je suis ici, à Aparecida pour annoncer la bonté de Dieu par l'intermédiaire des mains aimantes de Notre Dame, non seulement dans son Sanctuaire, mais aussi par les moyens de communication couvrant tout le Brésil par notre puissant réseau radio et TV. Un autre détail important : souvenons-nous que saint Alphonse fut aussi un évêque. Un évêque près des gens. Un missionnaire dans son cœur même et dans son essence. Donc, j'essaie d'être un évêque missionnaire, accessible aux personnes.

Maintenant, un mot au sujet de l'Année de promotion de la Vocation Missionnaire Rédemptoriste.

Je voudrais parler d'un de mes rêves. Je crois que nous possédons tous les instruments pour proposer la beauté d'être Rédemptoriste et la splendeur de la mission alphonsienne. Je vois, cependant, que, à plusieurs reprises, nous n'utilisons pas tous ces instruments. Voilà, dans mon cœur, il y a un rêve : investir de plus en plus auprès de ceux qui, un jour furent membres du Petit Séminaire. Je suis convaincu que nous ne devons plus attendre la venue de garçons dans un état plus responsable. Le monde a changé, et dans le cadre de plusieurs familles, il est devenu difficile de cultiver une vocation. Malheureusement, ce sont les dynamiques de notre monde d'aujourd'hui. Il est donc nécessaire d'amener ces garçons au séminaire afin de les aider à discerner la volonté de Dieu, en les accompagnant dans leur croissance intellectuelle, affective et spirituelle. Nous n'avons pas réussi cela très bien, voilà ce qui m'a dérangé depuis longtemps. Je fus directeur de la formation pendant 10 ans. Cette situation fut toujours un défi pour moi. Nous avons un objectif merveilleux, très invitant et mis à jour pour l'Église d'aujourd'hui. Je suis absolument certain que cette proposition qui est présentée de façon attrayante, sera aimée des jeunes. Nous perdons plusieurs jeunes pour deux raisons : la première, parce que nous ne les avons pas invités de façon aimable; la seconde, quand ils nous approchent, nous ne les prenons pas au sérieux parce que nous ne montrons pas d'intérêt pour eux. Nous devons améliorer ce que nous faisons lorsqu'ils montrent de l'intérêt pour la vie rédemptoriste. L'Année de la vocation est là comme appel majeur pour ceux qui ont déjà fait leur première profession et sont déjà des Rédemptoristes. Le défi le plus important nous concerne. Lorsque la joie et le plaisir débordent de nos cœurs, nous pourrons les répandre auprès de ceux qui n'ont pas encore découvert la beauté d'être Rédemptoriste.

 
 

Italie
Vie de saint Gérard Majella racontée dans un splendide spectacle ‘Lumière/eau'
Rafael Vieira, C.Ss.R.


La grande popularité de saint Gérard Majella un peu partout dans le monde, surtout dans la région appelée habituellement ‘il Mezzogiorno Italiano' (Sud de l'Italie), c'est-à-dire, la partie centrale du pays près de Naples, est incontestablement populaire et invite à réfléchir sur sa popularité. Une réponse partielle à cette question peut être trouvée dans un sensationnel spectacle produit avec les meilleures ressources techniques actuelles, et présenté chaque soir du 27 juillet au 25 août cette année sur le magnifique lac S. Pierre, situé en hauteur sur une montagne de la Province d'Avelino, près de la ville de Monteverde. La vie du Frère Rédemptoriste appelé «le saint du peuple», est racontée dans toute sa beauté et de manière magnifique pour la huitième édition, d'un spectacle présentant des danseurs classiques, beaucoup de lumière et un mouvement aquatique extraordinaire.

Appelé «O grande espectáculo da água» (Le grand spectacle de l'eau) l'événement fantastique n'est pas une production des rédemptoristes, mais de la Fondation appelée « Insieme per …» (Ensemble pour …) dont le but est de financer des projets sociaux, surtout en Afique. Même si la fondation n'est pas de la responsabilité de la Congrégation, le Sanctuaire de Materdomini est l'un des principaux supporteurs de l'initiative. La mission rédemptoriste à Madagascar a bénéficié des résultats de toutes les activités de la fondation. La solidarité est véritablement l'expression première de la splendeur du spectacle et pour le spectateur, une manière d'introduction à la vie de saint Gérard. Le scénario d'une rare qualité, raconté pendant la présentation qui dure presque deux heures, sert d'indications qui accompagnent l'histoire. L'auteur invisible et discret, qui est aussi le directeur du programme, commence par le fait que Gérard s'est rendu directement dans ce lieu, situé entre les petits villages de la Basilicate où il naquit, des Pouilles où il étudia et de la Campagne où il pratiqua son ministère. Le scénario devient donc un endroit parfait pour décrire une vie sans ambiguïté, permettant le témoignage de la simplicité profonde d'un jeune homme qui désirait devenir un saint, et afin d'atteindre son but, qui trouva la voie du service inconditionnel envers les plus faibles et les plus pauvres. Le personnage sans nom d'un vieil homme, un grand-père, qui se sert d'un chapeau, habillé de blanc, raconte à son petit-fils l'histoire complète pendant que l'auditoire rejoint le garçon pour entendre et sentir l'expérience, telle qu'annoncée au début de la scène, l'histoire d'une ‘autre planète', l'histoire d'une planète ‘d'innocence', l'histoire de la vie de saint Gérard. Pour un observateur qui connaît déjà la vie du saint, cela semble un peu risqué. Mais ce risque fait voir le courage incroyable et l'audace du scénariste qui raconte avec légèreté et élégance, la souffrance d'un jeune garçon maigre qui, après avoir reçu la communion des mains du prêtre de son village, décide de faire face à toutes les difficulté de quitter son coin de pays et de devenir un saint. Sa fuite de chez lui, ses expériences d'occupations très humbles, son entrée dans la Congrégation, la calomnie et autres épreuves et les miracles qui se produisirent dans la vie de saint Gérard, de 1726 à 1755, sont montrés avec gentillesse et sensibilité. Le dialogue est beau et fort, soulignant les aspects principaux de la spiritualité vécue par ce saint Rédemptoriste. Ce qui permet de le considérer, en cette année de la vocation à la Congrégation, comme une exposition attractive et qui tombe à point nommé du cheminement vocationnel d'un de ses plus distingués membres.

Le mot de bienvenue adressé à l'auditoire qui remplit les estrades de 3,000 sièges disponibles sur la rive du lac Saint Pierre, est prononcé par un prêtre diocésain, Angelo Palumbo, Président de la Fondation « Insieme per …», transmet néanmoins un message d'invitation rédemptoriste : «portez le message de cette représentation à vos maisons», lance-t-il, le message que l'on peut prendre de la vie d'un homme bon qui, lui-même, comme le souligne P. Palumbo, a composé une prière pour les hommes méchants. À la fin du spectacle, au milieu de lumières qui percent le ciel étoilé de l'été italien, se trouve une déclaration libre du saint : «Je ne veux pas vivre, je ne veux pas mourir. Je veux faire ce que Dieu veut!» Il y a une volonté énorme de la part des réalisateurs d'amener l'auditoire à ressentir le besoin de tirer leurs propres conclusions à partir de l'histoire racontée sur les eaux. Une preuve de cela est la démonstration de liberté du texte en présentant une rencontre imaginaire en Paradis entre saint François et saint Gérard. Ils sont séparés dans l'histoire par au moins 500 ans; leurs cheminements personnels sont tellement divers et distincts quant à leur attitude envers l'Église; le saint d'Assise affirme que Gérard a vécu comme lui et, il fait un long discours au sujet d'un monde transformé par l'amour et la poursuite de la paix : C'est Jean-Paul II qui parle au début du spectacle, et celui qui souhaite «Bonne nuit et reposez-vous bien» à la toute fin, est le Pape François.

Le Pape François reconnaît aussi l'œuvre de la Fondation « Insieme per …» dans une lettre distribuée largement autour du lac Saint Pierre. Il écrivait aux organisateurs de l'événement alors qu'il était à Rio de Janeiro pendant la Journée mondiale des Jeunes, pour leur dire qu'il se réjouissait de savoir que l'événement, cette année était présenté pour aider les jeunes atteints de leucémie, «un très beau rêve d'amour et de charité pour autrui, né de l'amour de Dieu et sa plus claire expression». Le Pape aussi, remerciait chacun à continuer de suivre ce sentier de service aux «plus pauvres et abandonnés».Avant de vous asseoir pour jouir du spectacle, les gens et des familles entières sont accueillis par des bénévoles de la fondation qui aident de toutes les façons possibles, du stationnement à offrir l'occasion d'un délicieux repas communautaire accompagné par la musique ainsi qu'une randonnée à travers les kiosques où l'on vend du matériel promotionnel et des DVD. Le caractère joyeux de l'hospitalité par les danseurs, les responsables, les bénévoles et les spectateurs qui participent, tout devient une annonce plaisante d'une soirée impossible à oublier. Pas plus que l'annonce de pluie qui arrive de temps à autres, peut ralentir la joie et l'enthousiasme des gens qui se saluent les uns les autres, heureux de se trouver ensemble.

À l'arrivée et à la sortie, au cours de rencontres agréables, on peut s'informer au sujet d'autres initiatives de la Fondation, telles que le choix et l'attribution du Prix ‘De Andre', honneur destiné à des musiciens, connus ou inconnus qui «se sont distingués loin de grands feux de la rampe», ou l'autre événement appelé le ‘Espectáculo do ar' (Spectacle aérien) qui amène des artistes dans un spectacle en direct. D'autres projets sont en cours par la Fondation qui tient chaque année une grande réunion des directeurs, bénévoles et supporteurs. C'est une journée de communion et de dialogue avec les représentants des deux projets et en vue de créer des conditions viables pour le travail en cours pendant l'année.Solidarité, charité, spiritualité et vie des Rédemptoristes, pénètrent l'environnement et la façon de vivre des personnes qui ne sont même pas associés à la congrégation, et c'est l'une des plus frappantes expressions aux yeux de quiconque est habitué à être présent aux travaux des confrères où influencés par eux en communauté dans le monde entier. Le Rédemptoriste qui assiste à ce spectacle extraordinaire, ne s'en sort pas sans être touché par cette expérience et sans se demander où la Congrégation se joint en relation à un événement de ce type, et pourquoi cet événement ne pourrait transférer les leçons d'une vie absolument nouvelle, vie, travail et message aux missionnaires d'aujourd'hui, qui sont aussi les compagnons de ce jeune homme, Gérard. En effet, à deux reprises pendant le spectacle, il fait des propositions qui portent en elles-mêmes un mélange de douceur et de courage devant l'engagement chrétien au-delà du temps : «Si j'en suis capable, vous aussi!»

 
     
 

LE VATICAN ET LES RÉDEMPTORISTINES :

Rome, Italie
Le Pape approuve le Décret de l'héroïcité des vertus de la Servante de Dieu, Maria Celeste Crostarosa, fondatrice de l'Ordre du Très Saint Rédempteur (O.Ss.R., Rédemptoristines)
Antonio Marrazzo, C.ss.R., Postulateur Général

Résumé

Le 3 juin dernier, le Pape François autorisait la Congrégation des Causes des Saints à promulguer le décret concernant les vertus héroïques de Sœur Maria Celeste Crostarosa , fondatrice des Rédemptoristines. Ce décret indique l'heureuse conclusion de ce stage de la cause concernant la recherche et l'étude de sa vie, ses vertus, et sa réputation de sainteté. La promulgation de ce décret déjà mentionné, déclare S. Maria Celeste VÉNÉRABLE, selon les normes juridiques courantes en existence. Donc, la Cause avance selon les procédures habituelles, analyse et vérification de diverses allégations de cures extraordinaires qui seraient arrivées par l'entremise de l'intercession de la Vénérable Marie Celeste. Le long processus pour arriver au titre de Vénérable La cause de Canonisation de Sœur Maria Celeste Crostarosa débuta en 1879, 124 années après son décès. Ce long délai est dû à la pauvreté du Monastère de Très Saint Sauveur de Foggia, au manque de savoir des Sœurs touchant les procédures nécessaires au développement de la cause de canonisation, et, aussi à cause de développements historiques contrastants. Ces raisons arrêtèrent la progression du procès pendant la dernière partie du 18e siècle et une bonne partie du 19e siècle. Mais, à partir du 9 juillet 1879, jusqu'au 1 juillet 1884, la procédure de recherche fut accomplie à Foggia; pendant ce temps, 116 textes de audita a videntibus , furent colligés en évidence.

Le 11 août 1901, Léon XII décrétait l'introduction de la cause.

Le 6 février 1930, le Pape Pie XI publiait le Motu Proprio Gia da qualche tempo (Depuis quelque temps …) alors qu'il avait institué à la Congrégation des Rites, un département historique pour l'étude des causes anciennes. Résultat qui s'ensuivit, la cause de la Crostarosa subit un autre contretemps. À partir de ce moment, sa cause fut parmi celles qui nécessitaient une Positio super virtutibus , basée sur la documentation de la Servante de Dieu. Le 22 mars 1930, le Monastère du Très Saint Sauveur fut fermé. Le Supérieur Général des Rédemptoristes, P. Patrick Murray, prit alors en charge, au nom des Rédemptoristes, la cause de la Crostarosa. Du 2 mai 1932 au 4 novembre 1933, la procédure de non-culte et de réputation de sainteté en général, fut menée à Foggia. En 1987, du 4 janvier au 23 juillet 1987, la procédure au sujet de l'allégation d'une guérison miraculeuse fut menée à Foggia. Le 27 juillet de la même année, les actes de l'enquête diocésaine de cet événement, furent transmis à la Congrégation pour les Causes des Saints. Le 6 novembre 2001, la réunion des Consulteurs Historiques de cette Congrégation eut lieu afin d'analyser la Postulation de la Positio super virtutibus . Les actes, ainsi que le détail des objections soulevées par quelques-uns des Consulteurs qui demandaient des clarifications, furent publiés le 19 février 2002. Le 11 mai 2012, la Conférence des théologiens de la Congrégation, tout en exprimant un vote unanime sur l'héroïcité de la vie et de l'exercice des vertus de Crostarasa, demandèrent que, pour raison de compléter la Positio , que soient intégrées les nouvelles recherches et les études et documentation au sujet de la réputation de sainteté, ce qui couvrait la période des dix dernières années. Finalement, le 6 mai 2013, la Congrégation ordinaire des Cardinaux et Évêques, exprimait une opinion positive unanime au sujet de la Positio super virtutibus , et au sujet des points d'intégration requis par la Postulation.

Le 3 juin 2013, le Pape François autorisait la Congrégation de la Cause des Saints à promulguer le décret concernant l'héroïcité des vertus de Sœur Maria Celeste Crostarosa, fondatrice des Rédemptoristines. Désormais, la Cause continue à avancer selon les procédures normales : analyse et vérification des allégations de guérisons extraordinaires qui arrivèrent par l'intercession de la Vénérable Marie Celeste.

 
 

NOUVELLES DES CONFÉRENCES :

 
 

Conférence de l'Amérique du Nord
Retraite des étudiants Rédemptoristes de l'Amérique du Nord
Aaron Meszaros, C.Ss.R.

La nouvelle génération de Rédemptoristes de l'Amérique du Nord s'est réuni pour sa retraite annuelle, qui eut lieu du 19 au 26 mai au Centre de retraites Rédemptoriste, à Oconomowoc, Wisconsin USA. Les étudiants de plusieurs Unités, et de divers niveau de formation, ainsi que leurs formateurs, participèrent à la retraite. Les participants incluaient 3 membres de Yorkton, 4 du Vietnam, 11 de l'Extra-patriam, 2 de Port-au-Prince, 2 d'Edmonton-Toronto, 19 de Denver, 7 des Caraïbes et 9 de Baltimore. Un formateur et un directeur des vocations du Mexique étaient aussi présents. C'était une foule d'une grande diversité; des membres venus du Vietnam, des Etats-Unis, de l'Ukraine, des Philippines, du Nigéria, du Mexique, d'Haïti, de Grenada, de la Dominique et du Canada. Le travail de cet atelier, dirigé par le Consulteur Général Juventius Andrade , se concentra sur la tradition rédemptoriste de la prière et de la spiritualité. Tout au long de l'atelier, les participants eurent à répondre à ceci : «comment le fait d'être Rédemptoriste influence notre vie de prière?» Afin de décortiquer cette question, Père Andrade conduisit le groupe dans une réflexion sur la spiritualité de saint Alphonse et de la spiritualité rédemptoriste. Nous avons réfléchi au sujet de la vie de saint Alphonse, comment il s'efforça de comprendre sa Père Juvy fit une réflexion sur nos Constitutions et Statuts, afin de rappeler au groupe celui que nos servons, ce que nous proclamons et comment nous rendons service et nous proclamons. Père Juvy conduisit le groupe dans plusieurs expériences de méditation, tout en les enrobant de notre ‘praxis' présente. Un temps fort de la semaine fut la célébration du renouvellement des vœux temporaires. Père Juvy présida la célébration et fit la prédication, où Mario Gonzalez Victoriano, Kevin Zubel, Son Tran, et Quy Duong, Anthony Michalik, Calvin Auguiste, Yvon Tremont et Pierre Antoine Desruisseaux renouvelèrent leurs vœux temporaires. Nous avons prié ensemble le matin; le travail avait lieu ensuite jusqu'au repas du midi. Le reste du temps, nous établissions des relations fraternelles et communautaires entre nous. Nous avons connu de nouveaux noms et visages, renouvelé d'anciennes amitiés et partagé des souvenirs. Ce fut une semaine où une communauté fut créée, une communauté de Rédemptoristes.

 
 
Province de Madrid
Béatification des Rédemptoristes Jose Javier Gorosterratzu et 5 compagnons Tarragona, Espagne, 13 octobre 2013
Antonio Quesada, C.Ss.R.
 
 

Comme vous le savez déjà, pendant l'année jubilaire du 150e anniversaire de l'arrivée des Rédemptoristes en Espagne, nous célébrons en famille la béatification des six Rédemptoristes Espagnols qui moururent martyrs à Cuenca, durant la persécution religieuse en Espagne, pendant les années 1936 à 1939. La célébration inclura les autres martyrs qui seront béatifiés, membres d'autres ordres religieux et diocèses, en tout plus de 500.

Les événements planifiés pour la béatification, sont :

Vendredi, 11 octobre :

16h00 - 20h00 : Événement de la Semaine Sainte : «Exposición de pasos» au Port de Tarragona

(Note de l'Éditeur : C'est une exposition d'images dévotes du Christ, Marie et des Saints et pratiques reliées à la Passion et à la mort du Seigneur).


22h00 : Exécution théâtrale de la Passion de San Fructuoso (Arena Tarraco)

Note de l'Éditeur : San Fructuoso fut un évêque martyrisé avec Augurius et Eulogius à Tarragona, Espagne en 259. Fructuose était l'évêque de Tarragona, et Augurius et Eulogius étaient diacres. Arrêtés par le gouverneur romain Émilien, ils furent brulés au poteau dans l'aréna locale. Prix d'entrée requis, 5 euros.

Samedi, 12 octobre :

10h00 – 20h00 : «Exposición de pasos» au Port de Tarragona

18h30 et 22h00 : Exécution théâtrale de la Passion de San Fructuoso (Aréna de Tarraco) Prix d'entrée requis, 5 euros.

20h00 : Vêpres solennelles à la Cathédrale de Tarragona

Dimanche, 13 octobre :

10h00 : Université antique Labora (ancien Collège technique) L'aréna ouvre pour l'allocation des places

12h00 : Béatification et Eucharistie commencent à l'Aréna

Pour de plus amples détails : cliquez ici  :

Lorsque vous désirez réserver un ou des sièges pour la Béatification à l'Aréna, le dimanche, 13 octobre, s.v.p. contactez Antonio Quesada, C.Ss.R., pour inscrire une réservation. Vous pouvez me contacter à : antonioquesada@cssr.es ou téléphonez à :

[34] 620 342 207 avant le 25 juillet 2013.

La Province d'Espagne organise aussi un pèlerinage. Plus de détails seront donnés dans les jours qui viennent.

 
 

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